**La ville de Montauban est au cœur d’une mobilisation citoyenne sans précédent, avec des habitants et des associations déterminés à dire “Stop” à la bétonisation de leur quartier. Le projet de Boulevard urbain ouest, qui vise à désengorger le centre-ville, est vivement contesté en raison de ses conséquences écologiques et sanitaires désastreuses. Les riverains, appuyés par des organisations telles que France Nature Environnement (FNE 82), le Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) et la Confédération Paysanne, dénoncent les manquements à la transparence, l’absence d’études sanitaires sérieuses et la destruction de zones humides et d’espèces protégées.**

L’essentiel en bref

  • Le projet de Boulevard urbain ouest à Montauban suscite une forte opposition de la part des habitants et des associations environnementales.
  • Les principaux griefs concernent l’absence d’études sanitaires sérieuses, la destruction de zones humides et d’espèces protégées, ainsi que le manque de transparence dans la procédure.
  • Les riverains et les associations estiment que le projet va entraîner une augmentation de la pollution, du bruit et des risques d’inondations, mettant en danger la qualité de vie du quartier de Bas-Pays.
  • Une mobilisation citoyenne a été lancée pour préserver la biodiversité et la qualité de vie du quartier, avec un recours sur le fond engagé depuis juin 2024.

Les enjeux écologiques et sanitaires

Le projet de Boulevard urbain ouest à Montauban est vivement contesté en raison de ses conséquences écologiques et sanitaires désastreuses. Selon Gaétan Deltour, président de FNE 82, il n’y a pas eu d’étude sanitaire sérieuse malgré la présence d’une école, d’une crèche, d’un Ehpad et de plusieurs résidences séniors. De plus, aucune autorisation d’espèces protégées n’a été délivrée et 85 % des participants à la consultation publique étaient contre ce projet, ce que la préfecture et la mairie ont ignoré.

La destruction de la biodiversité

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La biodiversité est en danger avec la destruction de 4,4 hectares de zones humides et 3,2 km de haies, auxquels il faut ajouter l’abattage de plus d’une centaine d’arbres et l’impact sur 99 espèces protégées. La bétonisation risque de provoquer, comme sur certains territoires, des risques d’inondations. La qualité de vie ne sera plus la même, avec l’augmentation du bruit, la pollution olfactive et lumineuse.

Les arbres sont nécessaires pour l’Humain, il faut en planter et non les détruire. On ne peut plus ignorer qu’on a un grand besoin des arbres. – Hélène Massip, co-porte-parole de la Confédération paysanne

La mobilisation citoyenne

Les riverains ont appelé la population à venir les rejoindre pour protéger les habitants, les enfants, les résidents des Ehpad et résidences séniors. Il faut discuter pour trouver des solutions à ces problèmes, estiment-ils. La conseillère municipale d’opposition, Jeannine Meignan, a apporté son soutien à cette manifestation, soulignant l’importance de préserver la qualité de vie du quartier de Bas-Pays.

La croissance et le développement ne doivent pas se faire au détriment de l’environnement et de la santé publique. La production industrielle a chuté de 11% ces 10 dernières années, et il est clair que la construction de nouvelles routes et infrastructures ne suffira pas à recréer de l’activité économique. Il est temps de repenser nos modèles de développement et de donner la priorité à la qualité de vie et à la préservation de l’environnement. Vous pouvez en savoir plus sur les initiatives locales pour préserver l’environnement et vous joindre à la mobilisation pour défendre la biodiversité et la qualité de vie du quartier de Bas-Pays.