France Nature Environnement évacue ses locaux après une quatrième dégradation
CHAPEAU : **La situation est désormais intolérable** pour France Nature Environnement (FNE) à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Après une quatrième dégradation de ses locaux, l’association de défense de l’environnement a décidé de **quitter les lieux**, excédée par l’inaction des autorités face aux actes de vandalisme répétés. **Les dégâts s’élèvent à 100 000 euros**, et les responsables de FNE dénoncent une **impunité totale** qui les pousse à prendre des mesures drastiques pour assurer leur sécurité et leur capacité à travailler.
L’essentiel en bref
- France Nature Environnement (FNE) quitte ses locaux à Montauban après une quatrième dégradation en moins d’un an.
- Les dégâts s’élèvent à 100 000 euros, et l’association dénonce l’inaction des autorités face aux actes de vandalisme.
- Le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, répond aux accusations de FNE, assurant avoir pris toutes les mesures possibles pour protéger l’association.
- FNE annonce son intention d’engager des actions contentieuses pour obtenir réparation des préjudices subis et dénonce une **impunité totale**.
Une situation inadmissible
Le président de FNE 82, Gaëtan Deltour, a envoyé une lettre ouverte au préfet de Tarn-et-Garonne pour dénoncer la situation. Il rappelle que les trois précédents déversements et dégradations datent de moins d’un an et que trois autres structures associatives ont dû quitter les locaux du chemin des Oules pour des raisons de sécurité.
Le soir du 15 mai 2025, lors d’une manifestation d’agriculteurs, le siège de FNE a été le théâtre de déversements de déchets. L’équivalent de quatre bennes de déchets agricoles a été déversé devant le local de FNE 82. Gaëtan Deltour déplore l’absence de mesures préventives et l’inaction des autorités face aux actes de vandalisme.
Un dialogue difficile

Le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, a répondu aux accusations de FNE, assurant avoir pris toutes les mesures possibles pour protéger l’association. Il rappelle que le soir du 15 mai, il disposait de trente policiers pour gérer une situation particulièrement tendue et éclatée, avec près de 200 manifestants et 45 tracteurs présents répartis sur toute la ville.
“Nous avons appris que les convois agricoles ont bénéficié d’une escorte ou, à tout du moins, d’une tolérance active de la part des forces de l’ordre” (Gaëtan Deltour, président de FNE 82).
Vincent Roberti s’inscrit en faux par rapport aux allégations de Gaëtan Deltour sur l’inaction de la justice, assurant que l’État a déposé plainte pour ces agissements et que la justice a été saisie. Il encourage FNE à déposer plainte également.
Une décision difficile
FNE a décidé de quitter ses locaux à Montauban, excédée par l’inaction des autorités face aux actes de vandalisme répétés. L’association est prête à aller en justice pour obtenir réparation des préjudices subis et dénonce une impunité totale.
Le site de France Nature Environnement précise que l’association est déterminée à continuer son travail de défense de l’environnement, malgré les difficultés rencontrées. FNE appelle à la solidarité et au soutien de tous les citoyens qui partagent ses valeurs et ses objectifs.
La situation à Montauban est désormais intolérable pour FNE, et l’association est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et sa capacité à travailler. Il est temps pour les autorités de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité et assurer la protection des associations de défense de l’environnement.
